Super! Posons de X – restitution résidence Pierre-Guillaume Clos

PiNG a lancé à l’automne 2025 sa première résidence d’artistes en recherche et création. A cette occasion, l’association a accueilli Pierre-Guillaume Clos, artiste plasticien nantais. Après 4 mois de travail au sein du fablab, nous vous proposons un échange avec l’artiste autour de son projet « Super! Posons de X »
Pierre-Guilaume Clos porte son intérêt sur ce qu’est la sculpture et ce qui la constitue. Si cette voie semble de prime abord abstraite, voire des plus spéculatives, c’est sans compter sur l’ironie, l’humour et la poésie dont fait preuve l’artiste dans ses oeuvres. Cela rend le travail des plus sensibles. L’artiste éprouve un plaisir certain à jouer de notre condition de spectateur, de nos habitudes, de nos attendus, et c’est avec une métholodologie exhaustive, logique voire programmative qu’il aborde son activité plastique. Il aime collectionner les trous comme il le dit : « le trou cette figure, il s’agit vraiment d’une figure ». C’est pour lui un élément paradoxal révélant tout autant l’absence ou la non-existence, que ce qu’il manque. Elle lui permet d’explorer ce qui fait vide, ce qu’est la distance, les limites d’un espace. C’est son pendant, le plein, la forme que Pierre-Guillaume a souhaité explorer pendant son temps de résidence.
Pour le fablab, il nous propose la construction de volumes superposables aux équilibres précaires, explorant des stabilités illusoires. Il manipule là encore le paradoxe, et notre attente face à des formes semblant immobiles. Si le geste semble simple, je pose, je superpose, il est sculpture, cela ne serait être possible sans système électronique et mécanique complexe régissant les mouvements des volumes.
Pierre Guillaume Clos se saisit ici des outils du fablab, comme autant de révélateurs de nos figures et schèmes, systèmes de pensées, d’action de projection. C’est l’objet même de son travail plastique que d’explorer une sculpture qui soit révélatrice des formes, des forces qui constituent notre langage, notre rapport au réel.
Jeudi 5 février de 18h30 à 19h30, à Hyperlien
Entrée libre
